Citation

Il n'y a pas de désespoir plus absolu que celui qu'on rencontre
lors des premiers instants de nos premières grandes peines.
Quand on n'a pas encore connu ce que c'est de souffrir et guérir,
d'être désespéré et de s'en remettre.


Georges Elliot
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# Enviado em Sábado 17 Janeiro 2009 05:06

citation

Ne pleurez pas votre passé car il s'est enfui à jamais.
Ne craignez pas votre avenir car il n'existe pas encore.
Vivez votre présent et rendez le magnifique pour vous en souvenir à jamais.


Ida Scott Taylor

Une phrase qui ne nécessite aucune remarque de ma part si ce n'est que je cherche actuellement à l'appliquer.
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# Enviado em Quinta 15 Janeiro 2009 11:47

citation

Votre raison et votre passion
sont le gouvernail et les voiles
de votre âme qui navigue de port en port.
Si votre gouvernail ou vos voiles se brisent,
vous ne pouvez qu'être ballotté et aller à la dérive
ou rester ancré au milieu de la mer.
Car la raison, régnant seule est une force qui brisent tout élan.
Et la passion, livrée à elle-même, est une flamme
qui se consumme jusqu'à sa propre extinction.

Kahlil Gibran

Je sais, cette citation a été dite dans les Freres Scott. Cela ne lui retire pas toute sa valeur.
citation
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# Enviado em Quinta 15 Janeiro 2009 01:36

Citation

Peut-être donnons-nous tous
le meilleur de nous-mêmes
à ceux qui de leur côtés,
ne nous accordent que rarement
une de leur pensées.

Terence Hambury White

Alors si vous savez que quelqun pense à vous et que vous pensez à lui.... faites le lui savoir ou il teminera dans les néans de l'éspérance vaine et destructrice. Mais ça n'est que mon point de vue.

# Enviado em Quinta 15 Janeiro 2009 01:33

Débouclez-les, vos longs cheveux

Débouclez-les, vos longs cheveux
Jules Barbey d'Aurevilly, grand auteur du 19ème siècle, écrivit ce poème extrait de son fameux recueil: "poussières". Cet auteur français fut à la fois écrivain, romancier, nouvelliste, poète, critique littéraire, journaliste, et polémiste et fut surnommé "le Connétable des Lettres" par ses contemporains.

Débouclez-les, vos longs cheveux


Débouclez-les, vos longs cheveux de soie,
Passez vos mains sur leurs touffes d'anneaux,
Qui, réunis, empêchent qu'on ne voie
Vos longs cils bruns qui font vos yeux si beaux !
Lissez-les bien, puisque toutes pareilles
Négligemment deux boucles retombant
Roulent autour de vos blanches oreilles,
Comme autrefois, quand vous étiez enfant,
Quand vos seize ans ne vous avaient quittée
Pour s'en aller où tous nos ans s'en vont,
En nous laissant, dans la vie attristée,
Un coeur usé plus vite que le front !
Ah ! c'est alors que je vous imagine
Vous jetant toute aux bras de l'avenir,
Sans larme aux yeux et rien dans la poitrine...
Rien qui vous fît pleurer ou souvenir !

Ah ! de ce temps montrez-moi quelque chose
En vous coiffant comme alors vous étiez ;
Que je vous voie ainsi, que je repose
Sur vos seize ans mes yeux de pleurs mouillés...
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# Enviado em Quinta 15 Janeiro 2009 01:22

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites

Voila un beau poème de Victor Hugo qui nous rappelle l'importance des mots.


Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.
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# Enviado em Quinta 15 Janeiro 2009 01:13

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Ce poème a été écrit par Paul Verlaine, un des plus grands poètes français du 19 ème siècle. Il est extrait du recueil "Romance Sans Paroles".


Il pleure dans mon coeur


Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
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# Enviado em Quinta 15 Janeiro 2009 01:04

Demain dès l'aube

Demain dès l'aube
Le poème qui suit fut écrit par Victor Hugo, un grand écrivain du 19ème siècle qu'il ne me semble plus nécessaire de présenter. Il est extrait du recueil "Les Contemplations". Je le met sur ce blog car c'est le préféré d'une personne qui m'est très chere. Mais trève de présentations, laissons place à l'art!

Demain dès l'aube

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

# Enviado em Quinta 11 Dezembro 2008 14:10

Invictus

Invictus
Un magnifique poème de William Ernest Henley, écrivain de la fin du 19ème siècle. Il l'écrivit sur son lit d'hopital alors qu'il venait d'être amputé du pied.

Invictus

Version Originale

Out of the night that covers me,
Black as the Pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds, and shall find, me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul


Version Traduite

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Ou je ne vois qu'horreurs et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

# Enviado em Quinta 27 Novembro 2008 15:27

Je n'ai plus que les os

Je n'ai plus que les os
Voici un poème écrit par Pierre de Ronsard, grand poète du 16ème siècle, il fut appelé "Prince des poètes et poète des princes". Il écrivit les vers qui suivent à la fin de sa vie. Cela change de ses précédents poèmes dans lesquels il décrivait des idées épicuristes et où il parlait d'amour.

Je n'ai plus que les os

Je n'ai plus que les os, un squelette je semble,
Decharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé;
Je n'ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m'a trompé;
Adieu, plaisant soleil ! Mon oeil est étoupé,
Mon corps s'en va descendre où tout se désassemble.

Quel ami, me voyant en ce point dépouillé,
Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,

En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons ! Adieu, mes chers amis
Je m'en vais le premier vous préparer la place.

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# Enviado em Sexta 28 Novembro 2008 11:43